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11.01.2011

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MicroWorld

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Aissatou Badiane, portrait d'un microcrédit réussi !

Aissatou est une femme active. Après avoir entrepris différentes activités dans le domaine de la restauration, elle rencontre désormais un certain succès dans l’élaboration de jus de fruits.

Sa sœur, avec qui elle était associée auparavant, revient un jour de la foire internationale de Dakar avec une nouvelle méthode d’élaboration et de mise en sachets de jus de fruits. Aissatou voit dans cette techn ique une opportunité de mettre au point une nouvelle activité.
Avec un capital d’ environ 100.000FCFA (150€), elle achète la machine à plastifier, un charriot et un stock de produits nécessaires à la production de jus. Ces produits se composent de fruits tropicaux du Sénégal (tamarins, de pain de singe, Ditakh, Bissap), d’oranges et de sucre qu’elle achète au marché voisin. Elle prépare les jus la veille et sort le lendemain à la première heure pour écouler ses produits en faisant le tour des marchés et des écoles. La préparation demande de tremper les différentes variétés de fruits dans des bassines, les malaxer à la main, les filtrer, y ajouter le sucre et enfin les mettre sous vide grâce à la machine à plastifier. Cette activité bien que rentable, reste artisanale et consommatrice de temps !
Une amie d’Aissatou la sollicite un jour pour se porter caution solidaire pour un prêt qu’elle demande à l’institution de microfinance MicroCred Sénégal. Au moment de la signature du contrat, Aissatou se renseigne sur les conditions d’obtention des prêts. Rassurée de voir que la plupart des emprunteurs de l’institution sont des femmes, elle décide de demander à son tour un prêt de XXX FCFA, avec lequel elle achète un second charriot et emploie deux vendeurs, ce qui lui permet d’alléger sa charge de travail et de développer son activité. «Chaque matin, mes employés vont dans les écoles et les marchés pour la vente directe. Pendant ce temps je m’occupe des livraisons à des entreprises et des restaurants en ville.»
Récemment, Aissatou a sollicité un nouveau prêt que vous avez pu financer sur MicroWorld. Ce prêt lui a permis de réinvestir dans un stock de matières premières et d’acheter un réfrigérateur pour stocker ses produits. Mais elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle nous confie que « J’envisage de créer une GIE (Groupement d’Intérêt Economique) avec ma sœur et une amie et mettre notre entreprise en place. Cela nous permettra de créer des emplois mais aussi de participer au développement de notre pays. »

MicroCred m’a permis de développer mon activité. Grâce à leur financement, mon activité est maintenant stable financièrement.
Aissatou Badiane est une femme qui s’est spécialisée dans la transformation des fruits locaux depuis deux ans. Femme battante et active, elle a toujours fait du commerce pour aider son mari dans les dépenses quotidiennes.
Aissatou faisait de la restauration. A cette époque, en plus du jus qu’elle mettait dans des bouteilles, elle préparait des canapés, des beignets, des fatayas et des amuse gueule qu’elle livrait sur commande, ou à sa sœur et à une de ses copines qui les vendaient à leur tour dans leurs cantines à l’école YALLA SUUR-EN.
Un jour, sa sœur est partie à la foire internationale de Dakar et a vu dans un stand des béninois qui formaient des femmes à la transformation des jus locaux et la méthode de plastification dans des sachets. Elle regarda bien le système et décida d’inviter Aissatou chez elle pour une séance de formation. Pendant une semaine, Aissatou regardait sa sœur transformer les variétés de produits et le temps qu’elle y mettait. Comme ce travail prenait beaucoup de temps, elle a décidé finalement d’abandonner la restauration et de se concentrer uniquement dans la transformation de fruits. Sa sœur lui a donné de l’argent pour qu’elle démarre son activité, en plus de ses économies.
Avec un capital de 100.000FCFA, elle achète la machine, un charriot et un stock de produits. Ces produits étaient composés de tamarins, de pain de singe, de Ditakh, de Bissap, d’oranges et du sucre qu’elle achetait au marché Grand Dakar qui se situe à deux pas de chez elle. Elle les préparait la veille et le lendemain à la première heure elle faisait le tour des écoles et des marchés pour écouler ses produits. Tout d’abord, elle trempait chaque variété de fruits dans une bassine pendant au moins trois heures jusqu'à ce qu’ils soient mous, ensuite elle les malaxait avec ses mains. Après les avoir filtrés et mis du sucre, elle mesurait la quantité de jus à mettre dans chaque sachet et les plastifier avec la machine avant de les conserver dans son réfrigérateur. Et le matin de très bonne heure, elle se levait pour compter le nombre de sachets à mettre dans le charriot. Cette activité bien qu’elle soit rentable est très pénible et prend tout son temps. Mais Heureusement qu’elle a formé ses deux filles et sa ménagère pour au cas où elle serait absente qu’elles fassent le boulot à sa place.
Sa copine à qui elle donnait ses amuse gueule pour les vendre, lui demande de la cautionner pour le prêt à MicroCred. Arrivée à MicroCred HLM, elle a vu comment les femmes étaient les plus nombreuses à demander les crédits. Au moment de la signature du contrat de cautionnement, elle demande à la conseillère les conditions d’ouverture d’un compte et aussi est ce qu’il était possible de bénéficier d’un crédit en même temps être la caution d’un client. Après avoir reçu une réponse positive de celle-ci elle alla chez elle récupérer les papiers à fournir. C’est à partir de là qu’elle a ouvert un compte pour la première fois et bénéficié d’un premier crédit qui était destiné à acheté un autre chariot et recruté deux vendeurs.
Maintenant, elle se lève chaque matin à 6h30 du matin pour compter le nombre de jus qu’elle doit donner à chacun de ses vendeurs pour qu’ils soient sur le terrain au moins dès 7h. Au plutard à quinze heures, Ils reviennent les chariots vides verser l’argent qu’Aissatou dépose immédiatement à la banque ou en utilise une partie tous les deux semaines pour l’achat de ses produits en gros. La demande est maintenant beaucoup plus forte, parce qu’elle livre ses produits tous les jours dans les entreprises comme celle où travaille son mari à ENDA, mais aussi dans les restaurants. Elle décide donc de prendre un second prêt destiné à acheter un autre réfrigérateur étant donné qu’elle n’avait plus d’espace pour conserver ses jus, mais aussi augmenter du stock de produits. Elle a de la chance que tous les prêts dont elle a bénéficié jusqu’ici sont destinés à leurs fins. Elle n’aime pas prendre les crédits et ne pas les utiliser pour le travail sinon elle risquerait d’avoir des problèmes pour rembourser et elle ne veut pas en arriver là avec MicroCred.
Elle avoue que l’activité est très rentable et que désormais elle n’aura plus besoin du soutien de qui que ce soit pour subvenir à ses besoins. Au contraire, c’est elle qui paie la facture d’eau, en même temps, elle gère les besoins de sa famille et les petits détails de la maison tels que les petits déjeuners, le gaz… Après avoir payé ses employés aussi, elle donne l’argent de poche à ses filles qui l’aident beaucoup dans son activité. Aujourd’hui, elle fait partie des épargnants de la banque.
Par contre, elle rencontre quand même des difficultés dans son activité tels que les délestages qui retardent son boulot où moment de plastifier les sachets ou de conserver les jus au frais. Mais aussi la hausse des denrées et du sucre le plus souvent constitue un frein au développement de mon activité puisque le prix du jus est fixé à 100FCFA le sachet.
Actuellement qu’elle a du temps libre, elle a décidé de reprendre son activité de restauratrice. Là elle est à la recherche de local dans une zone bien placée. Et elle aura besoin de l’appui de MicroCred pour payer la caution locative et les décorations du restaurant.
Elle envisage aussi de s’associer avec sa sœur et sa copine pour ouvrir une GIE afin de participer au développement du pays. Sa sœur est entrain de faire les démarches nécessaires pour la mise en place de leur petite entreprise de transformation des fruits locaux et de livraison d’amuse gueules sur commande.

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