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15.03.2012

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La Rédaction

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L’urbanisation en Afrique n’est plus ce qu’elle était

IRIN

La croissance démographique des villes en Afrique n’est pas aussi intense qu’on le pense : c’est la conclusion à laquelle est arrivée une chercheuse anglaise, Deborah Potts. Maître de conférence en géographie humaine au prestigieux King Cross College de Londres, Deborah Potts a analysé les statistiques disponibles.

Elle en tire deux conclusions : premièrement, la migration des campagnes vers les villes n’est pas toujours à sens unique : en Zambie et en Côte d’Ivoire, par exemple, on a pu observer à certains moments une migration des villes vers les campagnes, suite à des évènements comme l’effondrement du cours du cuivre en Zambie, en 1990. Deuxième point souligné par la chercheuse : certaines données sur les populations urbaines en Afrique étaient largement surestimées. Au final, la population urbaine continuerait de croître, mais à un rythme plus faible qu’auparavant. Et la population rurale, de son côté, continuerait d’augmenter.

Réagissant à l’article de Deborah Potts, publié par l’Africa Research Institute, Eduardo Moreno, responsable du programme Villes à UN-Habitat a déclaré : «il est très clair que l'urbanisation se ralentit et que les grandes villes africaines ne croissent pas aussi rapidement qu'il y a 10 ou 15 ans. Mais si on compare avec l'Asie ou l'Amérique latine, c'est encore l'Afrique qui connaît le taux d'urbanisation le plus fort de tout le monde en développement.»

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