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  • Aung San Suu Kyi

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21.02.2012

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La Rédaction

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Le printemps birman profite à la microfinance

Libération et Irin

Pour lutter contre la pauvreté en Birmanie, la Prix Nobel Aung San Suu Kyi croit au microcrédit. Alors qu’elle multiplie les meetings et les rencontres avec les dignitaires étrangers, l’ancienne opposante s’est déclarée en faveur de «grandes mesures sociales et économiques pour sortir le plus de gens possible de la pauvreté.» «Nous proposerons notamment des solutions de microcrédit», a t-elle expliqué au quotidien Libération. Le microcrédit semble faire l’objet d’un nouveau consensus à Myanmar, puisqu’en 2011, le général président s’était lui même prononcé pour l’augmentation des programmes de microfinance dans le pays.

Nouvel Eldorado du microcrédit, la Birmanie ? Sans aller jusque là, force est de constater que les bailleurs de fonds publics ont récemment multiplié les projets. Ainsi, début janvier, l’agence anglaise pour le Développement DFID débloquait 10 millions de livres sterling pour le projet de microfinance Livelihoods and Food Security Trust (LIFT), destiné aux petits entrepreneurs et agriculteurs birmans. Un mois plus tôt, dans la foulée de la visite d’Hillary Clinton, les Etats-Unis annonçaient un financement d’un peu plus d’un million de dollars, notamment pour du microcrédit.

Si elle fait consensus à Myanmar, la microfinance y est pour l’instant peu développée : selon l’agence onusienne UNEP, qui a piloté la création de PACT, principal opérateur de microcrédit en Birmanie, seule 10% de la demande serait actuellement couverte. La nouvelle loi sur la microfinance, votée en 2011, et l’ouverture de la Birmanie pourraient changer la donne. Avec un défi principal : réussir à toucher les campagnes, où vivent 70% des Birmans.

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