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21.02.2012
| |Tunisie : l’Europe appuie la microfinance
Réussir et Délégation de l'Union Européenne en Tunisie
L’Union Européenne vient de débloquer 5,5 millions d’euros pour aider au développement de la microfinance en Tunisie. L’objectif : augmenter la présence des services de microfinance dans 14 régions du pays. «Ces initiatives seront appuyées à travers un appel à propositions et des subventions», précise la délégation européenne à Tunis.
Face au défi de la lutte contre la pauvreté et le chômage, la Tunisie ne manque pas d’atouts. Elle pourrait même prospérer, déclarait récemment Moncef Cheikhrouho, professeur à HEC et vice-président du Cercle des Economistes arabes. «Elle ne démarre pas de zéro» et peut par exemple s’appuyer sur des infrastructures solides, une classe de jeunes entrepreneurs motivés et la présence de nombreuses entreprises étrangères. Mais il lui reste à sortir du «népotisme» et à tourner la page de la corruption, présente sous le règne des Ben Ali Traboulsi. Car les proches du régime «se comportaient comme une mafia qui récoltait de l'argent dans tous les secteurs de l'économie tunisienne», s’insurge l’économiste dans les colonnes de Reuters.
En Tunisie, la microfinance a fait l’objet d’une nouvelle réglementation suite à la chute de Ben Ali, avec la publication d’un décret-loi le 5 novembre 2011, qui permet notamment aux Institutions de microfinance (IMF) d’offrir des services d’assurance. Selon la principale IMF tunisienne, Enda Enterarabe, le nombre de Tunisiens ayant besoin de microcrédits s’élèverait à un million de personnes, dont une bonne part de jeunes.










