04.07.2014

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Colloque International de Libreville sur la microfinance

Le Colloque International de Libreville, qui s’est déroulé du 27 au 29 mars dernier, en compagnie de chercheurs, de représentants des pouvoirs publics et de professionnels de la microfinance, a été l’occasion de mener des discussions autour de la microfinance.

Voici les conclusions des réflexions menées telles qu’elles apparaissent dans le rapport d’activité officiel du colloque :

1- La microfinance est un élément central dans les stratégies de lutte contre la pauvreté définies par les Etats. Bien que les mesures adoptées par les gouvernements tardent à être effectivement appliquées. La microfinance peut être également un levier du développement en assurant le financement du développement des petites unités de production. Toutefois, il est constaté un fort rationnement de crédit aux clients dans les IMF (institutions de microfinance). Ce rationnement peut s’expliquer par plusieurs facteurs relatifs aux clients et aux EMF (établissements de microfinance).

2- Les établissements de microfinance dans les pays du Sud rencontrent un ensemble de problèmes qui compromettent leur viabilité. Ces problèmes constituent des obstacles à l’atteinte des objectifs assignés à ces structures. Il s’agit principalement des problèmes managériaux (absence de la définition d’une stratégie, faible capacité des acteurs, etc.), de gouvernance (répartition non équilibrée des pouvoirs entre les acteurs au sommet hiérarchique de ces institutions, faible transparence des processus de gestion et de recrutement des dirigeants), de supervision lié à l’insuffisance de ressources (financières, logistiques et humaines), de refinancement, etc.

3- Les perspectives peuvent porter sur le renforcement des partenariats entre les IMF et les banques (les banques assureraient par ces partenariats le refinancement des IMF), le développement des capacités des acteurs par le développement des programmes de formation en microfinance, le renforcement du dispositif réglementaire, le regroupement de ces structures en réseaux, etc.

4- Les partenariats public-public, à partir d’une lecture des cas spécifiques, peuvent constituer une solution au problème de financement des services publics locaux dans les pays du Sud. Un passage au partenariat public-privé peut contribuer à renforcer l’efficacité de tels accords de coopération. Un partenariat entre les pouvoirs publics et les EMF peut encourager le développement de la microfinance et renforcer sa contribution au financement des pauvres.

Sources : Lamicrofinance.org, Rapport d'activité CIL 2014

Tags : CIL, colloque international Libreville, Gabon, microfinance, microcrédit, MicroWorld, financement, IMF, institution de microfinance