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21.08.2013

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Mobile banking : entre croissance continue et obstacles opérationnels

Malgré une croissance continue de l'industrie de l'argent mobile dans le monde, nous allons voir qu’il reste cependant des obstacles importants à sa croissance soutenue et à la valeur qu'elle apporte aux pauvres et aux populations non bancarisées.

Pour les institutions bancaires et de la microfinance, s’appuyer sur la téléphonie mobile (mobile banking) est une opportunité pour diminuer les coûts de leurs opérations ou pour mettre en place une structure évolutive à faible coût.

C’est ce type de nouvelle activité bancaire qu’à cherché à développer Banko, un des acteurs de la microfinance dans les Philippines en 2012, en s’insérant sur le marché de la microfinance de détail en utilisant le téléphone mobile comme canal principal. De cette initiative a émergée une nouvelle banque de la microfinance qui a permit aux clients de payer, d’épargner, de profiter de services de crédit et de produits d’assurance directement via leur téléphone mobile.

Ce nouveau modèle d’affaires est toutefois un cas exceptionnel dans le monde de la microfinance car la plupart des institutions de microfinance (IMF) doivent tenir compte de leur propre cadre juridique, réglementaire et opérationnel pour trouver la meilleur façon de tirer parti du « mobile-banking ». En effet, le « m-banking » influe sur le cœur de métier des IMF et leur façon de servir les clients, ainsi que sur de nouveaux modèles économiques qui émergent peu à peu.

  • Retour sur les derniers chiffres du mobile-banking :
  • Selon une étude menée en 2012, il y aurait actuellement 150 déploiements d’argent mobile en direct dans 72 pays dont 41 déploiements ont été lancés seulement l’année passée.
    82 millions de clients sont enregistrés dans le monde, dont 30 millions ont des comptes actifs et mobilisent 520 000 agents de crédit spécialisés dans le m-banking pour effectuer les transactions.

    Ces chiffres démontrent une croissance continue de l’industrie de l’argent mobile, cependant il ne faut pas oublier que celle-ci est soumise à des obstacles à ne pas négliger.
    En effet, la bonne gestion du réseau d’agents de crédit reste difficile dans certaines zones, les clients ne présentent pas toujours de dossier de crédit suffisamment solides pour utiliser le mobile-banking et certains peuvent faire face à des coûts imprévus dans la gestion de leurs liquidités.

    D’autre part, de nombreux micro-entrepreneurs qui utilisaient ce service sont actuellement inactifs du fait d’une activité occasionnelle ou stoppée.
    Actuellement, seuls 6 fournisseurs d’argent mobile dans le monde ont réussi à accumuler plus de 1 million de clients actifs.

    Sources : Cgap

    Tags : mobile banking, microfinance, institutions de microfinance, microworld, m-banking, téléphonie mobile

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