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14.05.2012

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La Rédaction

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Un outil qui révolutionne notre vision de l’exclusion financière

Sources: CGAP CGAP

22% : c’est la part des adultes dans le monde qui déclarent avoir épargné dans les 12 derniers mois. Et 9%, ceux qui ont contracté un emprunt ou un microcrédit pendant la même période. C’est ce que nous apprend le tout nouveau « Global Findex », une base de données créée par la Banque mondiale afin de mesurer l’inclusion - et par conséquent l’exclusion - financière. Grâce à une enquête auprès de 150.000 personnes, réalisée par l’institut Gallup qui fournit un panorama détaillé de la situation dans 148 pays. « Il y a beaucoup de raisons de se réjouir de ce nouvel outil », écrit le chercheur Jonathan Morduch, qui dirige la Financial Access Initiative. Projet évoqué dès 2004, c’est un financement de la fondation Gates d’une durée de dix ans, qui aura permis sa réalisation.

« Disposer de données fiables et comparables est vital pour développer des politiques efficaces. J’espère que les responsables politiques vont utiliser cet outil pour aider le plus grand nombre à accéder aux services financiers », a déclaré la représentante spéciale de l’ONU pour l’inclusion financière, la princesse Maxima des Pays-Bas. La route est longue : plus de 80% des adultes dans les pays du Sud ont recours uniquement à des prêts informels (auprès de leur famille, d’amis ou d’usuriers) pour affronter les leurs dépenses de santé. Et seuls 6% des travailleurs du secteur primaire (agriculture, pêche et forêts) ont une assurance sur leur récolte ou leur cheptel, indique le nouvel Index.

Le professeur Jonathan Morduch retient plusieurs enseignements intéressants et
tout d’abord, que « les mécanismes d’épargne informels (traditionnels) sont importants y compris pour les épargnants qui ont un compte formel » dans une banque, une institution d’épargne ou de microfinance. Ensuite, pour faciliter l’épargne « le succès peut être trouvé dans la création de mécanismes qui adaptent les idées de l’informel ». Enfin, et toujours sur le plan de la finance informelle, Morduch relève« l’importance des amis et de la famille comme source de crédit ».