Actualités

28.10.2010

|

PlaNet Finance

|

Portraits de micro-entrepreneurs : ce que le microcrédit a changé dans leurs vies ?

Couturière, coiffeuse,

Rkhoraria NDIAYE, 33 ans, mariée, coiffeuse

Rkhoraria est une Saint-Louisienne, de 33 ans, mère de deux enfants. Installée depuis de nombreuses années à Dakar, elle a longtemps été employée dans un salon de coiffure. En 2002, elle décide de se lancer à son compte et d’ouvrir son propre salon de coiffure.
Depuis deux ans, Microcred aide Rokharia à améliorer l’aménagement de son salon. Elle a ainsi pu installer du mobilier de salon de coiffure (miroirs, bacs pour laver les cheveux). Elle a aussi pu profiter du prêt de Microcred pour diversifier l’offre à ses clientes en leur proposant des produits de cosmétique.
A l’avenir Rokharia souhaiterait solliciter un second prêt auprès de Microcred pour pouvoir déménager dans un salon de coiffure plus spacieux.

Magatte FALL et Oumy NDIAYE, 46 ans et 34 ans, mariées, commerçantes Import/Export

Magatte et Oumy sont deux cousines vivant dans le quartier Cité Fadia à Dakar. Toutes les deux sont mariées à des hommes partis en Italie pour travailler. Elles ont décidé l’une comme l’autre il y a une dizaine d’année de se lancer dans le commerce import/export. Elles se défendent d’être des associées, mais leur complicité laisse quand même penser qu’elles ne cherchent pas vraiment à se faire de la concurrence. Elles n’hésitent d’ailleurs jamais à se faire passer les bons tuyaux, les bons fournisseurs ou les clients qu’elles ne sont pas en mesure de satisfaire.
Depuis de nombreuses années elles partent ensemble en Mauritanie et en Gambie pour y découvrir les meilleurs parfums, tissus et autres produits de cosmétiques, qu’elles iront revendre aux grossistes de Dakar. Elles réalisent ainsi des économies d’échelle en achetant en grande quantité ou en regroupant les frais de dédouanement des marchandises.
Quand Oumy a rencontré un agent de Microcred, elle en a de suite parler avec sa cousine. Elles ont alors décidé de prendre chacune un prêt pour augmenter leur capacité de commandes lors de leurs voyages de prospection.
Le deux cousines planifient désormais de travailler avec de nouveaux pays : le Maroc et Dubaï. Elles dès maintenant qu’elles pourront compter sur Microcred dans ces nouveaux projets.

Yankouba DIALLO, 38 ans, marié, boucher

Yankouba travail depuis l’âge de 15 ans dans la boucherie. Depuis 1994 il a ouvert une petite gargote où il peut proposer à ses clients de la viande de bœuf, de mouton et des poulets. Avec l’aide de sa femme, la petite entreprise familiale s’est diversifiée et propose désormais à ses clients des fruits et des légumes à ses clients pour accompagner leur yassa yap ou tiébou yap. (Plat sénégalais à base de riz et de viande de mouton en général)
Yankouba a fait appel à Microcred pour pouvoir augmenter son fond de roulement et ainsi proposer davantage de produit à ses clients. Il espère pouvoir un jour solliciter à nouveau un prêt pour pouvoir ouvrir une seconde boucherie et en confier la gestion à son fils.

Fatima KEBE, 38 ans, mariée, éleveuse de poulets et commerçante

Fatimata est mère d’un famille nombreuse. Elle a mis au monde 5 garçons et 6 filles ! La famille a toujours vécu à Dakar. Si les ainés sont désormais autonomes et capables de subvenir à leur besoin, ce n’est pas encore le cas des plus jeunes (son dernier né n’a que deux ans).
Fatimata travaille dure. Elle tente de diversifier au maximum ses sources de revenus : elle réalise des élevages de poussins et de poulets, mais propose aussi tous les matins dans sa petite gargote un déjeuner aux travailleurs du quartier. Elle fait aussi un peu de commerce de bijoux et de tissus. Mais elle a du ralentir cette activité qui ne lui été pas assez rentable hors des période de fêtes sénégalaises.
C’est justement au moment de la Tabasky que Fatimata a fait appel à Microcred. Elle a bénéficié d’un crédit pour acheter des tissus qu’elle a revendu dans son entourage et chez ses voisines, mais aussi pour renforcer son élevage de poussin. Ce qui lui sera très utile pour proposer dans ses petits déjeuners des omelettes et des sandwichs au poulet.

Saliou WILANE, 22 ans, commerçant

Comme de nombreux commerçants au marché Arafat, Saliou a quitté sa région natale du Saloum pour venir chercher du travail à Dakar. Il a commencé à l’âge de 12 ans à travailler au marché. Il rendait des petits services aux commerçants et effectuait un peu de commerce ambulant.
Saliou a appris très vite. Il est désormais propriétaire de son propre emplacement au marché. Grâce au soutien de Microcred, il a pu diversifier ses produits. Alors qu’au début il ne vendait seulement que du riz et des arachides, le premier prêt qu’il a effectué lui permet désormais de proposer à ses clients des haricots, de l’huile, des tomates et du mile.
Comme tous les commerçants du marché, Saliou rêve de voir son commerce grandir et de devenir un jour un grossiste. Mais son vœux le plus cher est de pouvoir retourner un jour dans le Saloum pour y construire sa maison et fonder une famille.

Massyl SYLL, 31 ans, marié, couturier

Massyl est jeune père d’une petite fille de 11 mois. Mais il lui est difficile de profiter de sa petite famille. En effet, ce natif de Thies doit composer entre son travail à Dakar et sa femme qui est ménagère dans la région de Louga.
Selon lui il n’y a pas d’autre alternative, c’est à Dakar qu’il doit être pour faire fructifier ses activités et ainsi faire vivre sa famille. Il tient depuis 4 ans un atelier de couture au sein du marché Arafat dans le quartier de Grand Yoff.
En 2009, il a fait appel aux services de Microcred pour l’obtention d’un prêt : il souhaitait pouvoir confectionner des habits prêt à porter. Il avait besoin pour cela d’augmenter ses stocks de tissus et donc son fond de roulement.
Dans les années à venir, il ambitionne d’ouvrir une seconde boutique et embaucher son jeune frère. Après la réussite de son premier prêt, il ne fait aucun doute que Massyl se tournera à nouveau vers Microcred pour ce futur projet.

Cet article fait partie du dossier thématique :