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17.01.2013

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Juliette

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Les printemps arabes : une opportunité pour l’inclusion financière.

La vague de révolution qui retentit en 2011 dans les pays arabes annonça une ère de renouveau dans la région, vers la démocratie. 2012 a marqué le coup d’envoi des changements politiques aux niveaux régional et national par la mise en place de cadres administratifs et juridiques.

En conséquence, le Fond Monétaire Arabe (FMA), en partenariat avec la CGAP (groupe consultatif d’assistance aux pauvres), a fait de l’inclusion financière l’objectif principal de son nouveau mandat ; et 7 nouveaux membres (l’Egypte, la Jordanie, le Maroc, la Palestine, le Yémen, le Soudan et la Syrie) ont rejoint l’Alliance pour l’Inclusion Financière (AFI).

Au niveau national, la Tunisie a créé le premier organe de surveillance de la microfinance de la région. Le Maroc a publié un nouvel instrument de microfinancement pour multiplier par 3 le secteur, et a promulgué une loi autorisant les entreprises privées à fournir des services financiers, une première étape qui permet aux ONG de se transformer en entité à but lucratif.

La région a vu d’autres avancées dans ce domaine :

- La croissance de la finance responsable : la Banque centrale de Jordanie a publié ses directives de protection des consommateurs qui couvrent un large panel de sujets de la transparence, au traitement équitable et à la lutte contre le surendettement.

- La croissance de l’Al Barid Bank (Poste marocaine) - qui prouve la puissance des réseaux postaux - pour atteindre 5 millions de clients actifs à travers un réseau de 1.800 agences.

- Une vague d’innovation allant de la fourniture de micro-assurance santé en Jordanie à l’expérimentation dans diverses formes de financement conformes à la charia.

Mais certaines préoccupations demeurent : les premiers signent d’emprunts multiples apparaissent sur certains marchés (Liban, Jordanie) et les réformes stagnent dans certains pays comme l’Egypte.

Ainsi, les attentes restent élevées pour 2013. Il y a un réel potentiel grâce à la banque mobile, surtout dans les pays où la pénétration bancaire est particulièrement faible comme le Yémen ou le Soudan. On peut aussi espérer tirer des leçons des innovations en cours et un approfondissement de la règlementation.

Source : CGAP

Tags : Printemps arabe, finance

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