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11.09.2013

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François

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Un programme pilote pour améliorer le niveau de vie des populations pauvres du Pérou

Comme dans la plupart des pays émergents, les fruits de la croissance économique du Pérou ne profitent pas à toutes les strates de la population ce qui conduit souvent à un développement à deux vitesses. C’est dans ce contexte que des programmes de développement économique et social ont permis d’améliorer les conditions de vie de populations reculées et souvent exclues du système bancaire traditionnel.

L’opération « Peru Graduation Pilot » mise en place dans l’une des dix régions prises en charge par le programme de la Fondation CGAP-Ford, a pour but de comprendre et d’améliorer le niveau de vie et l’accès au financement de ces populations. Ce projet de 24 mois est déployé dans 80 communautés.

Le village de Cochapata, situé dans les Andes, est un exemple de ces communautés dont l’isolement dans les terres est accentué par leur particularisme linguistique. Le degré élevé de malnutrition infantile, l’alcoolisme, et la violence, se dressent comme d’autant plus de barrières au développement économique du centre du pays.

Dans ce contexte, le CGAP et la Fondation Ford travaillent en partenariat avec des organisations locales pour mettre en place dix « graduation pilots » dans huit pays.
Les organisations locales sont le plus souvent des organisations non gouvernementales (ONG) permettant de fournir les moyens de subsistance nécessaires à la population, et/ou des Institutions de Microfinance (IMF) offrant aux participants du programme l’accès à un service d’épargne.

Dans la plupart des régions concernées, le programme implique une étude d’impact tant quantitative que qualitative pour mesurer les effets des aides dispensées.
Au Pérou, les partenaires locaux aidant à l’établissement du programme sont « Plan International » et « Arariwa » qui sont aidés par les études de l’Innovation pour l’action contre la pauvreté (Innovation for poverty action).

Dans un contexte de méfiance généralisée à l’encontre des établissements bancaires, l’intervention de l’institution de microfinance Arariwa suscite parmi la population un retour à la confiance pour ce type d’organisme.
Cependant, d’autres effets directs et positifs sur ces populations ont été constatés par les différentes études menées sur le programme, comme par exemple l’élévation globale de leurs revenus.
Mais les effets constatés ont aussi été immatériels. En effet, les travaux, à la fois sociaux et médicaux, ont influencé les dynamiques familiales en apportant des réponses à des problématiques déterminantes comme celles de la gestion de la colère, de l’amélioration des relations familiales intergénérationnelles ou encore de la prise de décision des ménages.

L’évolution du niveau de vie de ces populations n’est pas propre au Pérou, mais a aussi été constatée dans d’autres pays, comme en Haïti ou au Bangladesh, démontrant l’efficacité du programme dans l’établissement de moyens d’existence durables, mais aussi dans la transformation sociale des ménages.

Franck DeGiovanni, directeur de la section financière de la Fondation Ford reconnait le succès de l’opération, et commence une campagne active de communication dans le but de convaincre les donneurs de financer de tels projets, mais aussi les gouvernements d’intégrer ce modèle dans leurs programmes de protection sociale.

Sources : Cgap, Peru Graduation Pilot Gallery

Tags : fondation ford, CGAP, pérou, Peru Graduation Pilot, Arariwa, institution de microfinance, MicroWorld, inclusion financière

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