Actualités

03.06.2013

|

CORALIE GATE

|

La technologie arrivera-t-elle à réduire durablement les faiblesses de la micro-assurance?

Ces dernières années, la demande de produits de micro-assurance reste faible dans la plupart des pays du monde, et principalement dans les pays en développement. Ainsi, plusieurs organisations comme le Fonds pour l’Innovation en micro-assurance essayent de mettre en place des procédures afin d’accroître la disponibilité de ces produits d’assurance de qualité pour protéger, les personnes à faibles revenus dans les pays en développement, de certains risques liés à leur activité.

Pour rappel, la micro-assurance est « l’adaptation de services d’assurance à des populations non desservies par l’assurance classique ». Elle s’adresse donc à des personnes à faibles revenus et issues du milieu rural ou périurbain.

De plus, l’examen d’une trentaine d’études qualitatives et quantitatives sur la micro-assurance, a permis de mettre en avant que 4 points étaient très déterminants dans la demande de produits de micro-assurance, notamment pour des premières ventes :

  • La confiance
  • Les contraintes de liquidité
  • La qualité de la proposition de valeur
  • Les facteurs comportementaux

  • Sur la base de ces nouvelles informations, de nouvelles pistes de réflexion et d’actions pour stimuler cette demande ont vues le jour comme l’amélioration du rapport prestations/prix, mettre en place des processus d’adhésion suivis d’une explication des produits aux clients sur une base continue, ou encore utiliser le téléphone mobile pour rester en contact avec les clients (sms, rappels…).

    Par exemple, au Népal, en Mongolie, au Sri Lanka et dans les zones d’expansion de la culture attelée en Afrique de l’Ouest, la micro-assurance sur le bétail correspond à une demande importante où ce service protège contre le risque de mort prématuré de l’animal dû à des risques définis (maladies, catastrophes naturelles, pénuries etc..).
    Ces produits d’assurance sur le bétail se heurtent néanmoins au contrôle du risque moral et à la fraude, car il est très difficile de vérifier la concordance entre l’animal concerné par le sinistre et l’animal assuré.

    L’utilisation d’étiquettes en plastique sur les oreilles des animaux pour les reconnaître étant devenue inefficace, l’entreprise ITGI (IFFCO-TOKIO General Insurance Co. Ltd.) a testé un dispositif d’identification du bétail par radiofréquence (RFID). Cette nouvelle technologie, touchant directement les clients à la micro-assurance, a permis d’identifier précisément les animaux assurés par l’insertion d’une puce sous la peau de l’oreille avec une seringue et ainsi de réduire la fraude.

    Sources :
    Micro-assurance et dommages,
    Fonds pour l'innovation en micro-assurance,
    Pourquoi la demande de micro-assurance est-elle faible et comment y remédier ?,
    Assurance bétail ITGI,
    Définition micro-assurance

    Tags : Micro-assurance, microinsurance, new technologies, MicroWorld, microfinance

    Cet article fait partie du dossier thématique :